Rebecca

448 pages

Date de parution: 06/04/1971

Editeur d’origine: Albin Michel

Langue: Français

EAN / ISBN: 9782253006732

Résumé:

« J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley » : ainsi débute le plus célèbre roman de Daphné du Maurier, qu’Alfred Hitchcock adapta en 1940 et qui n’a rien perdu de son charme vénéneux. Dans une somptueuse propriété de la côte anglaise, qu’hante le souvenir d’une première épouse disparue, une jeune mariée intimidée, un veuf taciturne, une gouvernante vêtue de noir s’observent dans un huis clos étouffant… Entre conte gothique et suspense psychologique, Rebecca entremêle les passions et les haines, les silences et les menaces, avec en bruit de fond le ressac de la mer sur les galets de la crique…

L’avis des sorcières :

Nous ne connaissions  pas du tout l’auteure qui pourtant a inspiré plusieurs fois Alfred Hitchcock (Notamment Les oiseaux).

Quelle découverte !

Le livre pourrait être en deux parties. Une première où la jeune madame de Winter découvre Manderley, la propriété de son époux. Timide, gauche,  la jeune femme ne trouve pas sa place. Se comparant même plus d’une fois à un chien qui attend patiemment une caresse de son maître. Jeune et sans expérience elle se sent mal à l’aise et les domestiques lui rappellent sans cesse qu’elle n’est pas à la hauteur de l’autre madame de Winter : Rebecca.
Dans la deuxième partie on assiste à un retournement de situation. Elle sera le soutien de Maxime de Winter après la découverte du bateau de Rebecca, morte noyée un an auparavant. Elle trouve sa place malgré les épreuves. La situation se retourne, c’est Max qui attend les caresses.

Evidemment au vu des connaissances d’aujourd’hui on peut trouver trop simple la conclusion de l’enquête. La médecine légale n’étant pas aussi développée à l’époque que maintenant. Le roman date de 1938 tout de même. De même certaines longueur aurait put être évitée vers la fin.
Cependant grâce à son écriture  puissante l’auteure nous plonge dans l’ambiance de Manderley. On a presque l’impression d’être dans cette brume anglaise qui entoure le domaine. Manderley est d’ailleurs un personnage en lui-même tellement il est impressionnant. Sans compter la terrible madame Danvers froide et menaçante, souvent tapis dans l’ombre, qui ne manquera pas une occasion de lui rappeler qu’elle n’est pas Rebecca. Les personnages secondaires ont de l’importance, ils ne sont pas là seulement pour le décor mais bien pour instiller ce sentiment de malaise que la nouvelle madame de Winter ressent, même si elle est la première à l’amplifier. Le personnage principal est tellement effacé qu’on ne connaîtra jamais son nom, tellement inquiète que chaque chose prend une importance démesurée pour elle. Et le lecteur  ressent ce mal être aussi par la même occasion.  Tout est dans la nuance, dans l’ambiance. Une atmosphère gothique découle de ce roman.

Ce livre est un coup de cœur.coup de coeur

 

 

On dit que les humains sortent meilleurs et plus forts de la souffrance et que, pour progresser en ce monde ou en tout autre, il faut subir l’épreuve du feu.

 

Lecture commune avec L’île aux livres

BONUS:

Et si Maximilien s’appelait Henry ? Et si la fin  tragique l’avait était encore plus ? Et si La jeune Madame de Winter avait tenté un acte désespéré ?  C’est ce que l’auteure nous confie en publiant « le journal de Rebecca ». Journal de bord de Daphnée du Maurier lors de l’écriture du roman. Elle autorisa sa publication bien des années après la sortie de Rebecca.

Même si ce journal n’apporte rien en soi à l’histoire il est intéressant de découvrir l’état d’esprit de Daphnée du Maurier lors de la rédaction de ce livre. Et de voir les changements entre l’histoire publiée et les premières idées de l’auteure.

Le journal de Rebecca

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