instinct primaire

Parution : 3 Octobre 2013
Format : 1 x 180 mm
Nombre de pages : 112
Prix : 8,50 €
ISBN : 2-84111-671-9

La collection Les affranchis des éditions NiL regroupe des œuvres épistolaires. Chaque livre est une lettre destinée à une personne.

Un ciel bleu, une église, un mariage, une foule rassemblée pour célébrer l’amour, la montée vers l’autel, une mariée souriante… Une mariée aux yeux brouillés de larmes qui s’enfuit, laissant derrière elle l’homme de sa vie. C’était un an plus tôt, et la narratrice n’a plus jamais revu celui qu’elle a choisi de ne pas épouser. Elle souffre : il lui manque, elle lui écrit. Malgré son apparence criminelle, cette fuite devait sauver un homme et une femme de ce qu’ils repoussaient tous deux au début de leur passion : les conventions, les automatismes, la résignation. Elle se croyait aimée et donc comprise ; mais en cours de route, rattrapé par les réflexes du conformisme, il a oublié qu’elle ne lui avait jamais demandé de quitter sa femme, qu’elle aimait être sa maîtresse, qu’elle ne voulait pas d’enfant, et que l’amour qu’elle lui portait était absolu, puisqu’il était aussi amour de sa liberté. Or, la liberté semble demeurer le plus encombrant des cadeaux… À force d’entendre les héritières du féminisme décréter qu’une femme n’est jamais « complète » si elle ne devient pas épouse et mère, un homme peut-il admettre un discours différent de la part de celle avec qui il souhaite partager sa vie ? N’a-t-il pas, d’ailleurs, été forgé, éduqué, dressé par sa propre mère à ne jamais concevoir aucune autre représentation de la femme ?
Avec l’originalité qui la caractérise, Pia Petersen pénètre dans la grande tragédie de l’incompréhension entre hommes et femmes pour observer le sentiment amoureux et son asservissement aux mœurs d’une époque. Depuis les paradoxes d’un temps ou « le mariage et les enfants pour tous » se cogne à la valse des divorces et au surpeuplement, jusqu’aux vices cachés des esthétiques littéraires féminines, elle mène une savoureuse exploration de nos instincts primaires.

L’avis des sorcières :

J’ai lu ce livre dans le cadre des livres voyageurs d’Asphodèle et je l’en remercie.

L’amour, le vrai, sincère, sans faux semblant, sans conformisme, peut il tout détruire ?

Je ne parlerais pas de tout tellement il y a de choses à dire, juste de ce qui m’a le plus touché. Et puis tant de chose ont déjà été dites sur ce livre.

Cette femme « devait » se marier parce que lorsqu’on s’aime c’est ainsi que vont les choses : le mariage puis les enfants. Elle aime cet homme mais refuse de se cantonner dans un rôle d’apparence qui la ferait se perdre. Elle veut l’aimer, point.

Le jour du mariage elle se sauve et comme ensuite il refuse de la revoir se sentant blessé, trahit, elle lui écrit une longue lettre pour lui expliquer.

Elle aussi se sent trahit : elle ne lui a jamais menti, elle ne voulait pas de ce mariage « pour faire les choses comme il faut ».

Elle voulait l’aimer sans contrat, sans lien de papier pour les unir devant le monde entier. Juste être ensemble. Cela lui convenait jusqu’à ce qu’il se rende compte que la société demande plus. Elle a essayé d’accepter cela. N’a pas réussi.

Le thème de la maternité aussi est abordé. En effet de nos jours une femme qui n’a pas d’enfant est suspecte. Malheureusement je le vois quotidiennement dans mon travail. Je travaille dans des familles qui, lorsque je dis que je n’ai pas d’enfant, me regardent avec des yeux comme des soucoupes : comment est-ce possible ? Moi qui m’occupe si bien des leurs ? Elles me jugent, cherchent à comprendre pourquoi je ne rentre pas dans les rangs. Ces même personnes qui pour la plupart sont en équilibre précaire ; qui ont eu des enfants de plusieurs pères différents ; qui ne savent garder une vie de famille équilibrée me juge parce que je ne veux pas d’enfant.

Contrairement à l’auteure je ne dis pas que je n’en aurais jamais juste que là maintenant non. C’est un choix je l’assume. J’ai vécu avec elle cette scène où plusieurs femmes réunies lui tombent dessus quand elle explique qu’elle ne veut pas d’enfants.

Cette femme aime et l’aime jusqu’au bout. La preuve lorsqu’elle apprend qu’il va se marier elle lui souhaite d’être heureux. N’est ce pas la plus belle preuve d’amour ? Accepter que l’autre soit heureux même si c’est ailleurs ?

D’autres thèmes sont abordés mais je ne vais pas tous les développés. Je vous laisse découvrir le livre.

J’ai dévoré ce texte. Une magnifique lecture pour moi.

 

toutes les femmes n’ont pas l’instinct maternel, ne veulent pas assumer un enfant, toutes ne sont pas faites pour ça.

 

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