Les plumes…

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Cette semaine Asphodele nous a donné comme thème le feu. Pour cette 18 ème éditions voici les mots imposés : chaleur, soleil, jeu, âtre, glace, bois, passion, fascinant, brûler, enfer, flammes, purifier, braises, intense, syncopé, secousse, sable.

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Le gigot et autres bonnes choses du repas de noël ayant vaincu ma résistance je n’ai pu écrire ce texte dans les temps.

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Le bal était terminé. Je m’étais plongée dans ce fascinant regard, ces deux braises qui m’avait brûlé l’âme des notre première rencontre. L’enfer n’eut été plus brûlant. Chaque mot qu’il me soufflait à l’oreille faisait monter en moi une chaleur intense.  A tel point que je devais fréquemment me diriger vers les tables afin de consommer des glaces et calmer le feu de mes joues.

Mère me jeta bien souvent quelques regards courroucés. J’en entendrais parler pendant des jours mais là devant tous nos invités elle n’avait osé dire un mot.  Père, occupé qu’il était à parler du cours du bois et les complications qu’avait crée l’achat de cette nouvelle scierie, ne vit rien.

Allongée, à présent dans mon lit, je ne pouvais m’empêcher de repenser au plaisir intense que j’avais ressenti lors de nos danses syncopées ou de ces jeux auxquels chaque  participants c’étaient lancé avec passion. Les rires avaient fusé et la joie se lisait sur tous les visages.

Vers minuit nous avions réussi M et moi à nous éclipser derrière un rideau, lourde tenture de velours rouge. Enfin nous avions pu nous étreindre malgré le risque d’être découvert. Après un long baisé passionné il me tendit une boîte. Je l’ouvris fébrile. Elle contenait un merveilleux pendentif d’ambre en forme de soleil. Mon symbole. Je réprimais un cri de joie et lui demandais de me le passer immédiatement autour du coup.

Je lui offris aussi le présent que je lui avais préparé : un minuscule flacon de verre, monté sur une chaîne d’argent, contenant du sable blanc purifié par la lune–mère.  Il le prit avec d’infime précaution, il en savait la valeur.

Malheureusement rien n’est éternel. Ainsi je me retrouvais bien trop tôt couché dans cette chambre, seule, regardant les flammes crépiter dans l’âtre. Même lorsqu’il ne faisait pas froid je demandais ce feu afin de m’hypnotiser dans le jeu de couleurs  chaudes.

Je pensais à M en me plongeant dans ce feu et soudain je fus prise de violentes secousses. Comme il allait me manquer. 

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20 commentaires

  1. Comme l’a dit Célestine, une atmosphère très XIXème ! Et bien rendue en plus, tu as fait fort en peu de temps ! Le gigot est bien passé finalement ! 😀 Mais une petite suite est-elle envisageable ? Ces mystérieux pendentifs semblent chargés de promesses ! 😉

    • Je lis actuellement un livre qui se passe au XIX eme. Les jeunes filles ont une vingtaine d’année et ce comporte comme cela. Ah c’est sur que ce n’est pas les ados de nos jours!!! 😉

  2. Comme Célestine et Asphodèle, je trouve ton texte magnifique et l’histoire sensuelle, voire érotique très XIX ème siècle, réussi. J’espère que tu vas développer ce personnage, qui ne demande qu’a évoluer. 😀

  3. Oui j’avais trouvais que les mots me faisaient penser à la chaleur . Je ne m’étais pas trompée.
    Le cache cache derrière les tentures est très explicite, à l’insu de tout le monde.
    Très bon passage aussi, c’est vrai que l’on se retrouve à la fin du 18 éme et début du 19 éme siécle. J’aimerai être le personnage de la jeune femme.

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