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Cette semaine Asphodele nous a donné comme thème: les masques. Voici les mots à utiliser (nous pouvions en retirer un):

Visage, camouflage, armée, plume, vénitien, jaune, déguiser, bal, argile, mensonge, embaumer, comédie, celer, mystère, pailleté, crème, farandole, grimace, hypocrisie, dissimuler, unir, usure, unique.

Je devrais prendre le temps de rassembler ces textes et de faire des transitions . Une petite histoires serait sympa mais il faut que je trouve le temps 😉 Déjà là je ne suis pas satisfaite mais je n’ai pas le temps de réécrire autre chose . Bonne lecture tout de même.

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La saison des bals battait son plein. Chaque semaine  proposait son lot de distraction et malheur à qui était oublié dans les invitations ou pire ne pouvaient se déplacer alors qu’il avait reçu le fameux sésame ! En effet à moins d’avoir une raison valable, comme être sur son lit de mort et encore,  aucune absence n’était tolérée sans quoi le pauvre homme ou la pauvre femme était mis aux bans de cette « bonne société »

Evidemment tout le monde cherchait à faire mieux que celui que nous avions donné en ouverture de saison mais sans y parvenir.

Ce soir c’était déguisé et le visage masqué que nous devions nous rendre chez madame T. Je trouvais grotesque  cette façon de se dissimuler derrière des crèmes pailletées. Je ne voyais pas pourquoi je devais être armée de plumes et autres accessoires afin de satisfaire les lubies d’une femme que je ne côtoyais que lors de ces soirées.

En effet depuis qu’elle avait compris mon inclination pour M. et surtout le fait que mes sentiments étaient partagés elle n’avait de cesse de me critiquer et d’user de mensonges auprès de ses proches afin de me salir. J’avais détruit ses espoirs quand à son idée d’unir Laura sa fille ainée avec M et elle ne me le pardonnerait jamais.

Mère voulait absolument aller à ce bal. Elle trouvait le fait de se déguiser comique et adorait jouer la femme mystère. Elle m’avait déclarée que c’était l’unique occasion de retrouver ses vingt ans. Evidemment elle ne pouvait y aller sans moi et à mon grand désespoir elle fit faire pour moi une robe jaune remplis de plumes. Je ne sus cacher une grimace d’horreur en découvrant ce tas de tissus froufroutant et qui allait surement me donner des allergies.

Le bal arriva bien trop tôt et c’est grimée en une sorte de canari neurasthénique que je du faire la révérence devant madame et monsieur T. Elle eu l’hypocrisie de me dire qu’elle me trouvait charmante et je du la remercier de sa gentillesse. Cette comédie me déplut fortement mais mère était aux anges et je n’avais de cœur à la décevoir encore une fois.

La salle était pleine de monde qui déjà avait commencé une farandole.  Des lanternes vénitiennes étaient disposées partout et de nombreux bouquets de fleurs embaumaient la pièce. Je reconnu Laura et je la rejoignis car malgré sa mère nous étions amies. Elle me prit la main et m’emmena dans un coin tranquille où nous pouvions discuter à notre aise sans la moindre retenue.

Je lui avouais mon indignation quand à ce costume que j’avais du revêtir et elle m’expliqua que c’était elle qui avait eu l’idée de ce bal. Je failli m’étrangler devant ses aveux. Elle rit en découvrant mon regard ulcéré et m’expliqua que cette idée de camouflage lui était venue quand elle avait cherché à introduire Thomas, son soupirant secret dans la demeure.

Je n’étais pas sans savoir que sa mère ne voyait pas d’un bon œil cette union (à croire que les parents avaient en horreur tout homme qui se présentait en qualité de prétendant dès lors que ce n’était pas celui qu’ils avaient choisit).

Elle pensait finir par modeler l’avis de sa mère comme une boule d’argile avec le temps et la patience. Sa première pierre à l’édifice était donc de faire entrer en cachette son amoureux. Je lui dis que son plan comportais des failles mais elle les balaya de la main.

Avant de le rejoindre elle me fit promettre de celer tout cela. Bien que n’étant pas du tout sure du résultat je promis et elle m’embrassa, ravie d’avoir soulagé sa conscience et prête à rejoindre les danseurs sur la piste.

Voyant que je ne la suivais pas, elle revint me chercher et me tira dans la ronde. Peu à peu j’oubliais mon costume-oiseau et pris plaisir à danser. J’oubliais  pour un temps mes propres soucis : mère et son envie de cure de jouvence, père et sa farouche détermination à m’éloigner de M , madame T et ses manigances. Je décidais ce soir là de m’amuser comme toutes les jeunes filles de mon âge.

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