Mademoiselle Julie d’August Strindberg

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Auteur           August Strindberg

Editeur           Flammarion

Date de parution     15/01/1999

Collection     Gf, numéro 970

Format           11cm x 18cm

ISBN  2080709704

EAN   978-2080709707

Illustration     Pas d’illustrations

Nombre de pages   256

Quatrième de couverture :

Réputé à tort une « tragédie naturaliste », Mademoiselle Julie, est le drame de Strinberg le plus souvent représenté en Suède et à l’étranger ; […] Ces deux œuvres témoignent de la même ambition : créer des personnages et non des archétypes, […] un intriguant qui ne se réduise pas à l’ambition. Le théâtre, selon Strindberg, peut et doit montrer les contradictions et les équivoques qui habitent l’âme humaine.

En dramaturge véritablement moderne, Strindberg orchestre ainsi des huis clos frénétiques et crus, dont l’audace demeure toujours aussi corrosive aujourd’hui.

L’avis des sorcières :

L’auteur (1849-1912 Stockholm)  respecte la règle des trois unités, de temps, de lieu  et d’action mais la pièce peut surprendre car elle ne comporte ni entracte ni pause.

Je ne vais pas entrer dans une explication complexe de ce qu’a voulu dire l’auteur lorsqu’il a écrit cette pièce d’autre s’en sortiront mieux que moi.

Ce huis-clos nous entraine la veille  de la saint Jean en 1894 dans la campagne suédoise. En cette nuit s’affrontent  deux personnages opposés et équivoques : Jean, un valet et Julie la fille du comte, maître de Jean. Et puis entre eux, une présence, celle de Kristin, la cuisinière, promise de Jean.

Julie veut imposer  sa volonté à Jean qu’elle méprise car c’est un serviteur et aussi parce que c’est un homme. Sa mère lui ayant donné une haine féroce envers ce sexe.

Jean rêve de grandeur. Il est arrogant et veut sortir de sa condition par l’éducation, l’argent. Argent qu’il compte soutirer à Julie en la séduisant.

Une tension va naitre entre ces deux personnages opposés et semblables, grisée par l’alcool et la danse. C’est un jeu  de séduction-répulsion  qui consiste à dominer l’autre pour ne pas être dominé.

Entre eux Kristin qui est une figure fade et pâle mais qui reste digne et droite jusqu’au bout, qui méprise ces êtres qui ne savent rester à leur place. Et qui va précipiter le destin de Julie à la fin.

C’est une tragédie forte avec des personnages complexes et de belles images. La fin me bouleverse à chaque fois.

« Savez-vous de quoi le monde a l’air, vu d’en bas… Vous ne le savez pas ! C’est comme les éperviers et les faucons dont on voit rarement le dos parce qu’en général, ils planent là-haut ! »

 

Lu pour les challenges: otm5 et Winter on the island II

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11 réflexions au sujet de « Mademoiselle Julie d’August Strindberg »

  1. Ping : Challenge XIXe siècle | même les sorcières lisent

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  4. Lu aussi ce week-end. Un très beau texte vraiment, dense et fort. Mais je me demande aussi si on ne peut pas aller au delà de la rivalité entre les deux personnages et voir au moins entre eux l’expression sinon d’amour, du moins d’un desir envahissant. L’ivresse aidant, quelque chose les porte au-delà d’eux-mêmes. Et ce quelque chose, c’est la force de l’amour -amour mort-né bien sûr et mis à l’épreuve du jeu de domination réciproque qu’ils jouent l’un envers l’autre.
    Je n’ai pas encore publié mon billet sur « Mademoiselle Julie ». Par contre, je viens de mettre en ligne celui sur « Le jeux sérieux » de Söderberg, l’autre grand suédois.

    • « je me demande aussi si on ne peut pas aller au delà de la rivalité entre les deux personnages et voir au moins entre eux l’expression sinon d’amour, du moins d’un desir envahissant. » oui tu as surement raison il y a une tension sexuel sous-jacente de toute façon .
      Je vais aller voir ton billet.

  5. Mais c’est aussi une pièce assez féroce sur les classes sociales et le jeu du pouvoir lié au rang social et à l’argent; désir sexuel entre eux, certainement mais peut-on vraiment parler d’amour quand on sent d’une part le sentiment de supériorité voire de mépris de Julie et la haine de Jean envers la représentante de cette classe qui l’opprime, décuplée par son ambition dévorante.

  6. Ping : Hiver suédois, le billet récap | Chroniques litteraires

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