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Auteur Arsène Prisca
Editeur Hybris
Date de parution 23/05/2013
ISBN 2954106115
EAN 978-2954106113

Quatrième de couverture:

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Le mot de l’éditeur:

« La vie n’est que l’instant qui sépare deux drames. » Arsène Prisca aborde autour de vingt poèmes la fin qui approche, l’échéance qui tarde, la fatalité qui ne montre pas son nez. Vingt poèmes, vingt instants survolés de vingt vies, animales et humaines. Tout ce qui vit est voué à l’extinction. Les textes sont illustrés par un saisissant bestiaire. Les bêtes, loup, cerf, chien, corbeau et coq se croisent et errent au fil des vers. Dans leur regard se lit la fin qui approche et ce sentiment étrange de révolte qui grandit, je ne suis pas encore mort… Illustrations : Jérémy Spetz. Exemplaires numérotés

L’avis des sorcières:

Je suis plutôt bonne lectrice de poésie ( la preuve je participe avec Anne aux jeudis poésie d’Asphodèle) J’aime voir les mots se mélanger pour créer des textes qui nous enlèvent. Aussi quand le club de lecture c’est vu proposer des exemplaires des éditions Hybris j’ai voulu en lire un.

Je ne connaissais ni les éditions Hybris ni l’auteur.

C’est un recueil court avec des textes inégaux en longueur (heureusement je dirais) illustré  de dessins monochromes représentant des animaux.

Je n’ai pas aimé!!! pourtant le sujet, la mort, ne me rebutait pas. Rimbaud, Hugo s’y sont essayé avec réussite. Mais tout le monde n’est pas ceux-là.

L’auteur a une plume crue souvent vulgaire qui rend les textes indigestes. Même Baudelaire avec sa charogne ne m’avait pas autant dégoûté car il y avait de « la vie » dans sa mort.  Je n’ai pas su m’accrocher à cette révolte contre le destin décrit par l’éditeur.

Des textes peut être trop modernes pour moi qui aime Prévert et Du Bellay.

Une grosse déception.

Lu pour le challenge des éditions Hybris  de L’île aux livres

L’avis de Dawn et de Ptyx

 A mon roi
J’ai joué le jeu de sa majesté

Suivi tous les ordres à la lettre

Fais front et agressé un cavalier

Comme me l’ordonnait mon maître.
Mais cette pute a roqué en chienne,

Me laissant cul nu dans la neige,

Pris entre deux fous d’ébène

Je ne tiendrai pas longtemps ce siège.
Les instructions : limpides. Mon sort : évident.

Je suis pour une position, le sacrifié du jour,

Pour mon Roi, ma bannière et mon clan,

Je me laisserai abattre au prochain tour.
Fuyez ma Seigneurie ! Ne ratez pas un trait

De la débâcle annoncée, du massacre à venir,

De ces batailles que vous ne gagnez jamais,

De votre immortalité qui nous fait tous frémir

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