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Auteur Stéphane Camille
Editeur Actes sud
Date de parution 01/03/2004
ISBN 2742747605
EAN 978-2742747603

Quatrième de couverture:

Sur un littoral désolé, quelques  » sapiens  » luttent encore contre l’asphyxie, la violence et la précarité devenues l’ordinaire de leurs jours. Au royaume de l’économie de survie et du désastre écologique vivent des êtres au souffle coupé. Parmi eux, quatre amis, endeuillés par la mort subite d’un nouveau-né, décident, en lieu et place d’oraison funèbre, d' » entrer en sexualité « , dans l’improbable espoir que cette transgression pourra exorciser un destin aveugle. Apre, dérangeante – compassionnelle aussi -, cette fable crépusculaire de la dépression post-métaphysique et de l’allergie au calibrage allume à l’horizon d’un univers enténébré les contre-feux d’une rébellion radicale.

L’avis des sorcières:

Grâce au club L’île aux livres  et la Médiathèque de Roubaix  nous avons pu emprunter des livres dans une sélections de livres voyageurs dans le cadre du  Festival Littérature Trip Etc…Celui-ci fait partie de notre sélections.

La quatrième de couverture résume bien le livre et l’ambiance. Nous plongeons dans un récit étrange, noir, brut.

C’est l’histoire d’un quatuor d’ami, qui suite à la perte d’un nouveau né, vont entrer « en sexualité », afin de trouver un quelconque salut. Tout cela avec pour toile de fond un monde, le notre plus tard peut être, bétonné, pollué au nucléaire, en crise. La narratrice est une des femmes du quatuor. Elle nous rapporte les faits de façon franche, voir crue.

L’auteur utilise un style familier facile à lire. Le récit est court, une centaine de pages et ce lit vite.

Ce roman ne m’a pas laissé une grande impression. Dommage.

 

« Dans ce monde, dans ton monde, un enfant est parti plus vite qu’il n’est venu. C’était le petit de Lana. Il n’avait pas cent vingt jours.

Il n’y a pas eu de recueillement. Pas encore. Cran d’arrêt plongé dans le palpitant, la mort du petit a libéré des torrents d’alarmes. Notre système nerveux central a déclenché un processus de satisfaction et, les yeux fermés, sous un bombardement d’hormones, nous sommes entrés en sexualité.

Ca aussi je vais l’écrire.

On était quatre. Tous, nous avions grandi à la Cité. »

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