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Auteur Perla Petrich
Traduction Régine Lahache
Editeur Flies France
Date de parution 01/08/2001
Collection Aux Origines Du Monde
Format 13cm x 23cm
ISBN 2910272117
EAN 978-2910272111
Illustration Illustrations couleur
Nombre de pages 222

Quatrième de couverture:

Le jaguar existait avant l’homme. Le Créateur prit de la terre et s’apprêtait à façonner l’homme, mais le jaguar l’observait, et le Créateur ne voulait pas qu’il le voie faire. Alors, il lui donna une jarre et une calebasse pleine de trous pour aller chercher de l’eau à la rivière. Il pensait avoir le temps de terminer son oeuvre pendant que le jaguar essayerait de remplir son pot avec la calebasse trouée. En effet, chaque fois que le jaguar tirait de l’eau, elle s’écoulait par les trous de la calebasse. Une grenouille apparut. « Croa, croa, croa. Tu n’as qu’à boucher les trous avec de l’argile», s’écria-t-elle. Mais ce temps fut suffisant pour que le Créateur crée treize hommes et douze sarbacanes pendant que le jaguar remplissait sa jarre et revenait. Le jaguar reçut deux tirs de sarbacane dans la patte et il sut immédiatement qui était le maître. C’était l’homme.

L’avis des sorcières:

Grâce au club L’île aux livres  et la Médiathèque de Roubaix  nous avons pu emprunter des livres dans une sélections de livres voyageurs dans le cadre du  Festival Littérature Trip Etc…Celui-ci fait partie de notre sélections.

Ce livre nous propose des contes et récits de la traditions orale actuelle ce qui peut dérouter car il s’agit d’un mélange de folklore ancien et de christianisation.  On y trouve donc, entre autres, Jésus qui se transforme en poulet ou le Maximon, sorte de poupée de chiffon dotée d’une âme maléfique.

J’ai trouvé plaisant de me balader dans ces récits qui sont pour la plupart tout de même violent mais qui apportent une morale ou une explication sur notre monde. Parfois de manière alambiquée il faut le reconnaître. Mais pour le coup on est bien dépaysé avec des légendes qui m’étaient inconnues et que j’ai vraiment appréciée de découvrir.

Les récits sont de longueur inégale ce qui fait que l’on peut piocher dedans selon le temps dont on dispose.

L’écriture est plaisante car écrite comme si les textes étaient récité . Nous nous retrouvons donc bien dans la traditions des contes où l’oralité prime.

Quelques dessins au crayon sont glissés par ci par là pour illustrer les contes.

8. L’éclipse.

Quand il y avait une éclipse, les gens sortaient dans le patio et se mettaient à taper sur des boîtes de conserve pour faire du bruit. Certains faisaient exploser des pétards et d’autres tiraient avec leur armes à feu. Il y en avait même qui tapaient sur les chiens pour que les bêtes se mettent à aboyer tandis que les femmes se mettaient à pleurer et a crier. ( Les pauvres chrétiens du temps jadis, c’était ce qu’ils croyaient devoir faire. Ils ne savaient pas ce qu’était une éclipse de lune.)  Les anciens pensaient qu’en faisant du bruit ils pourraient prendre la défense de notre mère la Lune quand son mari, le Soleil, se mettait en colère et qu’il voulait la manger.

Si le soleil se met parfois en colère, c’est à cause des commérages de la Lune. Elle raconte à qui veut l’entendre des vilaines choses, des mensonges, sur nous, les hommes. Il paraît que le Soleil lui en veut aussi parce qu’elle a été infidèle sur terre. Allez donc savoir si c’est vrai, en tout cas, c’est ce qu’on raconte.

 

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