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Auteur Marcus Zusak
Traduction Marie-France Girod
Editeur Pocket
Date de parution 19/03/2008
Collection Pocket, numéro 13441
Format 11cm x 18cm
ISBN 2266175963
EAN 978-2266175968

Quatrième de couverture:

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres… Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse

L’avis des sorcières:

Liesel Meminger est une enfant confiée à une famille nourricière par sa mère pour la protéger sous l’Allemagne nazie. Sur le trajet son jeune frère décède. Ce sera la première fois que la jeune fille croise la mort et qu’elle vole un livre…

Liessel est une enfant qui ne comprend pas ce qu’est cette guerre. Pourquoi sa maman l’abandonne chez ce couple: Rosa et Hans Huberman? Elle vit au jour le jour comme tous les enfants jusqu’au jour où elle commence à comprendre: la guerre , les juifs, les mots qui peuvent sauver ou tuer…

D’ailleurs là où des gens sont tués il y a toujours une présence qu’on ne voit pas: La mort. C’est elle qui raconte l’histoire avec ses mots, ses émotions car la mort a des sentiments. Elle nous fait aimer Rosa, Hans, Rudy, Max… tous ceux qui font la vie de Liessel.

Ce livre nous plonge dans l’Allemagne nazie où si vous ne faisiez pas partie du parti vous étiez vu comme un traître, pourtant il y a des gens simples qui ne voulaient pas être mis dans des cases. Parfois cependant pour se sauver il faut baisser la tête, rentrer dans le moule. Il nous amène dans cet univers gris et rouge: gris de poussières, rouge de sang mais aussi blanc et jaune: blanc de la neige qui tombe et qui l’espace d’un instant permet des moments de joie et jaune des moments lumineux qui arrivent soudainement comme le pouvoir apaisant des mots, une note de musique sur un accordéon.

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire car la mort, qui est la narratrice, nous raconte l’histoire à sa manière. Au début je me suis demandée où elle voulait en venir. Il y a régulièrement des passages en gras qui annonce ce qui va se passer et du coup je me disais que cela allait gâcher le suspens . Pourtant au fur et a mesure je me suis rendue compte qu’il n’en est rien.

L’écriture n’est pas linéaire . On passe du passé au présent, du futur au présent puisque la narratrice sait tout de l’histoire. J’ai râlé quand elle annonçait un drame bien avant qu’il n’arrive. Pour amoindrir le choc dit-elle. Je me suis dit « c’est bon je sais ce qui va se passer, elle a tout cassé » Et pourtant… J’ai versé ma larme avant de terminer le livre.

J’ai aimé le pouvoir des mots dans ce livre, moi qui depuis toute petite me réfugie dedans. Ce n’est pas un coup de coeur car la forme m’a parfois gênée mais cette histoire me marquera tout de même.

 « Bientôt elle fût entourée de mille morceaux de mots. Les mots. Pourquoi fallait-il qu’ils existent? sans eux, il n’y aurait rien de tout cela. Sans les mots, le führer ne serait rien. Il n’y aurait pas de prisonnier boitillant. Il n’y aurait pas besoin de consolation et de subterfuge pour les réconforter.

A quoi bon des mots? « 

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