La dernière terre

 

Auteur Magali Villeneuve
Editeur L’homme Sans Nom Eds De
Date de parution 01/11/2012
ISBN 2918541079
EAN 978-2918541073

Quatrième de couverture:

Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles. Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.
Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires de Basse-Terres.
Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

L’avis des sorcières:

Bienvenue dans La Dernière Terre,livre dont l’action se déroule dans un pays entouré de brumes, ceint d’un rempart qui englobe 4 des territoires.

Dans ce pays nous allons faire connaissance de différents personnages et de leur coutumes. Rien de bien extraordinaire dans ce pays jusqu’au jour où…

Durant les 150 premières pages l’auteure nous pose le décor, les personnages, les coutumes . C’est un univers que j’ai trouvé très intéressant mais que je commençais à trouver un peu long quand tout à coup un événement vient bouleverser la vie tranquille des arpenteurs de Tileh Agrevina, et alors là! Wahou! Je n’ai plus voulu lâcher le livre qui m’a emmenée dans ces régions au fil des pages.

Magali Villeneuve crée un monde plausible avec une vraie carte, des us et coutumes détaillés, des peuples différents recherchés . Il y a un véritable travail de création dans ce livre. Chaque région a ses spécificités ( Les Giddires sont rustres, les Agrevins très strict…), le coté militaire est très développé avec une véritable hiérarchie. Les relations entre les personnages sont tissés aux fils de l’intrigue et ils ont tous un passé construit même si nous n’en avons que quelques brides.

Ce premier tome pose d’ailleurs toutes ces bases et il ne faut pas s’attendre à de grande bataille épique car ce premier tome est là pour annoncer une grande saga palpitante. ( La saga est prévu en 6 tomes)

Une grosse partie du livre se passe en pays Agrevin où les gens sont tiré à quatre épingles, où la pudeur et les bonnes moeurs empêchent les étreintes et les signes de sympathies trop démonstratifs. Du coup j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages, sauf Cahir. Mais justement le jeune homme n’est pas d’ici. C’est un Giddire, peuple considéré comme bien étrange par les Agrevins bien pensant. Il a bien du mal a trouver sa place en ce royaume et ne fait pas grand chose pour s’intégrer mais c’est parce qu’il est fragile et que les seuls fois où il trouve un peu de réconfort c’est dans les bras de Reghia, un amour interdit et parfois aussi un peu grâce à « l’amitié » ( mais là le mot est grand) de Ghent fils du haut garde.

Dans cette fantasy il n’y a pas ( ou peu) d’être surnaturel ( ne cherchez pas d’elfes ils ne sont pas là) Est ce que cela dessert l’histoire? non car il y a bien assez de choses pour nous intriguer .

L’auteure nous propose un texte riche qui pose les bases d’un univers nouveau, qui met en place des questionnements. En effet qui est cette bête qui a attaqué Ghent et Cahir et tuer un arpenteur? Qui sont les individus perdus dans la brume? Quelles interactions y aura t il entre tous les personnages?

L’écriture est fluide et les chapitres s’enchaînent très bien.

C’est un premier tome et du coup on se sent un peu frustré car nous n ‘avons pas toutes les clés mais on se doute que chaque détail à son importance, que tout ce qui est dit ne l’est pas pour rien.

En refermant ce livre j’ai crié »Je veux la suite!!!!!!!!!! ». Le « départ » d’un des personnages m’a touchée plus que je ne l’aurai cru ( pour savoir de quoi je parle il faut lire le livre!!!)  C’est donc que Magali Villeneuve a réussi à me faire aimer cette dernière terre au point que je ne voulais plus la quitter. ❤ Une belle découverte.

J’aime beaucoup la couverture illustrée par Alexandre Dainche .

Feor Dédicace d’Alexandre Dainche aux Imaginales 2014

  » Le sourire doux que lui renvoya le jeune Giddire draina le sang hors de son visage, entrouvrit ses lèvres minces sur un stupeur muette. Avec un soupir blasé, Cahir se détourna. Il avait beau ne pas aimer ce genre de raccourcis, mais un Agrevin restait un Agrevin. »

Publicités