écritoire vanishingintoclouds(3)

C’est sur le thème de la complicité qu’Aspho nous a demandé de composer. Pour ce retour des plumes j’ai ressortie les personnages de mes premières plumes. Voici les mots imposés:

Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

Nous nous lançâmes un regard de connivence. La neige nous avait surpris et obligé  à trouver refuge dans cette auberge simple mais qui semblait propre.L’aubergiste nous ayant pris pour mari et femme nous n’avions osé la détromper ayant peur d’être démasqués. Ensemble, main dans la main, nous avions grimpé les escaliers. Le noir de la nuit à peine coupé par la chandelle que la vielle matrone portait.

Elle ouvrit une porte qui donnait sur une chambre fraîche malgré le feu dans la cheminée de pierre. Sans hésitation elle se dirigea vers la commode et en sortie drap et couverture qu’elle jeta sur le lit unique.

Je me fis la réflexion qu’elle devait nous prendre pour des nomades égarés. Nos vêtements trempés et déchirés par endroits suite à la course à cheval que nous venions de faire, nous rendaient méconnaissables.

Je ne portais aucun bijou à part mon collier d’ambre caché sous ma robe et M avait perdu un de ses boutons de machettes nacré arraché par une branche d’arbre lors de notre fuite.  Quel tableau nous devions offrir!

Madame T nous avait fait suivre et notre rendez-vous secret avait été démasqué par cet homme horrible qui avait tenté de nous faire chanter avec des termes et des insinuations plus que grossier. Nous avions réussi à prendre la fuite sur le cheval de M.  Ma monture s’était sauvée ce qui ferait croire à un accident si jamais elle rentrait au manoir. Un alibi qui nous donnait un peu de temps.

Sans aucune empathie presque hostile même, elle me fixa et me dit que ce serait à moi de faire le lit, qu’elle n’était pas la bonne. Elle ferma la porte et soudain je me rendit compte de la situation. Cette sortie avait tourné à la catastrophe. Alors que M et moi devions passer un moment ensemble dans la forêt, l’espion et la tempête avait tout gâché.

Maintenant M et moi étions coincé ici pour la nuit. Nous étions proches, si proches dans cette pièce close que le rouge me monta aux joues. Quelles bêtises allions nous faire? Nous avions déjà été seul dans diverses circonstances mais jamais dans une chambre où personne ne risquait de venir nous chercher. Cela devrait rester secret au risque que je soit perdue au plus grand plaisir de certaines rivales.

Pourtant je l’avais espéré  cet instant, attendu et rêvé. Cet homme est mon confident, mon ami, mon âme-soeur depuis de nombreux mois.

Sans m’en rendre compte j’avais fermé les yeux. Lorsque je les rouvris il me regardait de ses yeux perçant. Je savais qu’il comprenait mon trouble. Il s’approcha de moi lentement et me serra contre lui. Je retins mon souffle.

« Ne t’inquiété pas. Personne ne saura rien. J’y veillerai tant que les choses ne sont pas officialisées cette histoire restera entre nous. Personnes ne sait que nous sommes là.

Je m’écartais, troublée de voir a quel point il avait vu juste. En baissant la tête  je me dirigeait afin de faire le lit.

Je sentie plus que je ne vit M s’approcher de l’autre côté du lit.

– Tu as déjà fait ça? me demanda t il.

– Qu… quoi? bégayai-je  troublée.

– Un lit? Tu en as déjà refait un?

– Hé bien… Je relevais la tête.

Il me taquinait! Il savait pertinemment que non puisqu’au manoir les femmes de chambres s’en chargeaient. J’attrapais un oreiller et lui lançais à la figure. Il regarda l’objet arrivais sur lui surpris par ce geste puéril. Comprenant ce que je venais de faire il se mit à rire.

– Attention, je suis plus fort que toi! rugit-il

– c’est ce que l’on va voir, répliquai-je en lui lançant le drap que j’avais attrapé entre temps.

Il s’élança autour du lit mains en avant dans l’intention évidente de me chatouiller. Je cherchais à l’éviter en essayant de grimper sur le lit mais mes vêtements lourd de neige fondue me ralentirent. En m’ attrapant par la taille il se mis à me chatouiller.Je m’écroulais sur le lit l’ entraînant dans ma chute. Cette instant de complicité me permis un instant d’oublier les soucis de la journée.

 

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