L'impératrice Némésis
Auteur Coralie Martin
Editeur Baudelaire
Date de parution 28/05/2013
ISBN 1020301937
EAN 979-1020301932

Quatrième de couverture:

Les vampires sont des monstres suceurs de sang. Leur société est pleine de certitudes, d’arrogance et de stupidité archaïques. Et j’en fais partie.
Mais qu’importe d’appartenir à leur race, tant que cela me permet de détruire celui qui m’a rendue immortelle – celui qui a tué mon enfant, mon amant et pris ma liberté.
Mais mon objectif n’est pas du goût des Anciens. Ma tête est mise à prix. Paria, chassée et morte-vivante, je dois assouvir ma Némésis afin de vivre pleinement une dernière fois…

L’avis des sorcières:

Coralie m’avait prévenue .Marie tu vas souffrir. Tous ceux que tu aimes vont mourir et ton Maître te trahira, tuera devant toi ton fils et ça ce n’est que le premier chapitre!

Et bien en fait c’est tout à fait ça!

Marie, jeune femme du XIII eme siècle épouse par devoir un homme qu’elle tolère et grâce à son esprit parvient a avoir un certain contrôle sur le domaine de son époux. Mais cela ne lui suffit pas car elle a soif de connaissance. Aussi quand apparaît celui qui se fait appelé « l’apothicaire » elle se laisse tenter par son savoir. Mais celui ci se révèle être une créature de la nuit. Quand elle le découvre il est trop tard. Tous ses proches ont été décimés.

Pauvre Marie, pas un instant de répit pour elle et même lorsqu’elle a une illusion de bonheur elle s’aperçoit que tout cela n’est que chimère car « il » la traque et frappe quand elle s’y attend le moins. Est-ce trop demander pour cette jeune femme qui ne voulait qu’un peu de culture et d’amour que de vivre en paix? Maintenant qu’elle est une vampire elle ne cherche qu’une chose: se venger de ce « Maître ».

J’ai beaucoup aimé Marie qui est une jeune fille sensible ( elle aime profondément sa famille) et avide de découverte, mais qui sait faire passer son devoir avant elle-même car c’est ainsi que cela fonctionne à l’époque. Rebelle mais pas trop donc. Alors pourquoi le sort s’acharne contre elle?

Malgré ses malheurs elle parvient à s’entourer de personnes avec qui elle crée des liens fort comme Marie-Edith, prostituée qu’elle prend à son service ou Bastien, Vampire protecteur.

Et puis en filigrane on découvre un monde peuplé d’elfes et de loups-garous, d’orques et de nains, inconnu du monde des humains. D’ailleurs Marie ne les croise qu’une fois transformée même si dans sa vie de mortelle elle a lu des ouvrages traitant du sujet.  L’auteure nous propose différentes origines possibles du vampires dont certaines m’étaient inconnues, d’autres connues (Caïn et Abel, Lilith) et crée des villes de vampires avec leurs propres codes et justices. J’aimerais en apprendre d’avantage sur eux tous.

C’est donc un univers riche, intéressant que nous propose l’auteure, loin des vampires de Twilight ou du Angel de Buffy. Ici les vampires tuent les humains pour se nourrir et aiment faire du mal. Ils ont un côté sanguinaire comme avant.  Chaque chapitre commence par une partie en italique où Marie nous parle de son présent vampirique puis elle plonge dans ses souvenirs humains et au fur et à mesure son histoire se tisse pour nous donner un tableau complet de comment elle en est arrivée là. Je trouve cette construction curieuse mais sympathique. Cela me donnait envie d’en savoir plus pour chaque partie avec un petit côté frustrant à chaque fois ^^

Au niveau de l’écriture j’ai trouvé que cela se lisait bien. Le personnage de Marie n’est pas dénuée d’humour ( même si c’est parfois caustique)  Le texte est assez fluide. J’ai enchaîné les chapitres sans difficultés. C’est une écriture moderne pour une histoire qui se déroule au Moyen-age donc cela peu surprendre. Mais moi ça m’a plu. Juste un bémol : certaines tournures de phrase m’ont gênée pour une noble , notamment l’usage du « on » et même du « on » et « nous » dans une même phrase. Mais là je titille parce que ce livre, je l’ai lu en une journée 🙂 et que franchement c’est qu’un tout petit détail.

Maintenant j’attend de lire la suite et j’ai peur pour Marie.

 

« De ce fait, ces derniers se targuaient d’être indispensables. Or la première règle à comprendre dans cette vie c’est que nul être au monde ne l’est. »

Lu pour le challenge e1078-projet12

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