Auteur Jean-Pierre Bours
Editeur Hc Editions
Date de parution 30/10/2014
Collection Litterature
ISBN 2357201991
EAN 978-2357201996

Quatrième de couverture:

Dans une Allemagne entre Moyen Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, une mère et sa fille doivent braver leur destin pour tenter de se retrouver.
1500, au cœur de la forêt saxonne, une femme abandonne son enfant avant d’être arrêtée pour sorcellerie. Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, la jeune Gretchen ne sait pas encore que la quête de son identité l’amènera à croiser ceux qui sont en train d’écrire l’histoire, qu’il s’agisse de Luther, de Cranach ou du très mystérieux docteur Faust…

L’avis des sorcières:

Nous avons reçu ce livre dans le cadre des téléchargement (10) de Babelio et nous les remercions ainsi que Hc éditions

 

Tout commence lorsqu’Eva Mathis très belle jeune femme doit abandonner son bébé dans une église car elle est poursuivit. Elle sauve son enfant mais se fait arrêter pour sorcellerie.

Quinze ans après Margaret, une jeune fille d’un petit village allemand, vie heureuse dans une famille aisée. Entourée de son père, sa mère et son frère et sa sœur, elle s’initie à l’art d’être sage-femme, apprend à lire, découvre des artistes grâce à son amie Freia.  Mais en ces temps troublés, l’arrivée de la peste va détruire le calme du village.

Margaret perdra ses parents et par la même son insouciance brisé par une révélation faite par son frère.  Elle sera aussi troublée par le mystérieux docteur Faust.

Ici c’est Méphistophélès qui raconte l’histoire à Dieu.  Il est très présent tout au long de l’histoire, tapis dans l’ombre des plus grands.

L’écriture n’est pas linéaire. On alterne un chapitre sur Eva en 1500 et un chapitre sur Margaret environ quinze ans plus tard. Cela ne me gêne pas mais certains lecteurs peuvent être agacés par ce procédé.  Les chapitres sont de longueurs inégales et j’avoue que dans la seconde partie j’en ai trouvé certain trop long.

La deuxième partie, parlons en justement. L’arrivée des protagonistes dans la grande ville de Wittenberg amorce un grand changement pour eux d’autant que la ville est en plein essor notamment grâce à la présence de Martin Luther et Lucas Cranach. Etrangement cette partie m’a paru très longue alors que cette nouvelle vie apporte un tourbillon de changement. Nouveau logement, nouveaux métiers, nouvelles connaissances.  Mais il y a de long passage historique, qui bien qu’intéressant d’une certaine manière font trainer en longueur l’histoire. Dommage car après une centaine de pages l’histoire repart.

J’ai aimé croiser des personnages historiques tout en étant horrifier par certaines scènes un peu dur (à l’époque les accouchements n’était jamais facile et la question surement pas une partie de plaisir). Le renvoie régulier en bas de page m’ont appris des choses et donné envie de voir certains tableaux cité. L’auteur s’est documenté et cela se sent.

Ici pas de sorcières aux pouvoirs magiques extravagants mais celles qui collent plus à la réalité : des femmes de savoirs qui dérangeaient et qu’on a essayé d’évincer, par peur ou jalousie en les faisant passer à la question.

L’histoire en elle-même m’a plu. J’ai suivie avec plaisir la vie de Margaret et j’ai souffert avec Eva dans sa cellule. Certains personnages m’ont parue de trop comme Ulrika la sœur de Margaret mais elle permet de montrer à quel point le clergé était corrompu.

Maintenant j’ai très envie de découvrir Faust de Goethe 🙂

Tu vois, expliquait Freia, personne n’est un lys ou une ciguë. Nul n’est totalement bon ou uniformément bon ou uniformément mauvais. En chacun de nous – même toi ! – s’affrontent les forces bénéfiques et maléfiques ; il appartient à chacun d’entre nous de faire taire les secondes et d’épanouir les premières.

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