esprit d'hiver
Auteur Laura Kasischke
Traduction Aurélie Tronchet
Editeur Bourgois
Date de parution 22/08/2013
Collection Litterature Etrangere
Format 12cm x 20cm
ISBN 2267025221
EAN 978-2267025224

Quatrième de couverture:

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

L’avis des sorcières:

Le jour de Noël Holly a du mal à se réveiller après une soirée un peu arrosée avec son mari. Étrangement leur fille, Tatiana, ne s’est pas levée non plus alors que d’habitude le jour de noël elle est est la première debout . Lorsque son mari se lève enfin il s’aperçoit qu’il est en retard pour l’aéroport où ses parents l’attendent. Il file laissant seules ses deux femmes.  Petit à petit le blizzard s’élève et Holly se retrouve bloquée chez elle avec Tatiana. Personne ne pourra se déplacer pour le repas.

Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux !

On commence ce livre avec cette phrase qui sera le leitmotiv d’Holly tout au long de l’histoire. Dès le début j’ai eu un sentiment d’oppression. Cela est du à l’écriture mais aussi à cause de cette histoire en huis-clos. Tout se passe dans la maison des Clare et ils sont complètement bloqué par la neige. Cette neige qui recouvre tout et qui empêche tout mouvement.

J’ai avancé dans cette lecture en apnée. Je n’avais pas envie de savoir ce qui ce passé, pressentant un malaise, un drame à cause de mots prononcé, d’odeurs ressenties…

De plus je n’ai pas aimé le personnage d’Holy. Je l’ai trouvée froide, bornée, ayant des problèmes relationnelles avec les autres ( famille, collègues et  voisins) . Comment peut-on juger si mal ces beaux-parents ou ses voisins alors qu’on ne fait pas d’effort pour les connaître. Par contre critiquer elle sait faire. Non vraiment je n’ai eu aucun atome crochu avec cette femme.

A la lecture de ce roman, on ne sait pas trop où on va. On se laisse porter tout en s’interrogeant : quelque chose cloche mais quoi? Je me suis doutée dès le début de comment cela aller finir mais je n’avais pas tout deviné.

L’auteure écrit un roman qui m’a dérangé. Plusieurs jours plus tard j’ai encore un sentiment de malaise en repensant à cette lecture. Je n’ai pas aimé ce livre à cause de ce mal être qu’il me laisse  justement et j’ai bien du mal à en parler du coup. Dommage.

– Maman, qu’est-ce que tu fais? redemanda Tatiana, avec la même expression de surprise agacée.
– Eh bien, on dirait qu’il y a quelque chose sur le carrelage, répondit Holly. Mais je n’arrive pas à l’éponger. Tu vois comme c’est sombre, tout ce cercle? On dirait une tâche ou une décoloration ou peut-être…
– C’est toi. »
Holly leva les yeux vers sa fille.
 » C’est toi, maman. »
Holly ne voulut pas demander à Tatiana ce qu’elle entendait par là. Elle ne lui faisait pas confiance. Il semblait qu’elle était capable de critiquer sa mère, quoique Holly fasse ou dise. […] Puis elle trouva le courage de demander à Tatty: « C’est moi, que veux-tu dire par là?
– Maman, tu ne vois pas ce que tu es en train de faire? »
Holly secoua la tête. Son regard passa de Tatiana à l’éponge qu’elle tenait dans sa main, puis de l’éponge au rond sombre par terre autour d’elle.
 » Maman, tu essaies d’effacer ton ombre.
– Quoi?  » fit Holly.

 

Lu dans le cadre du 3208a-haut ( un livre ce déroulant pendant Noël )

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