La-surface-de-reparation

Auteur Alain Gillot
Editeur Flammarion
Date de parution 01/04/2015
Collection Littérature Francaise
ISBN 2081333864
EAN 978-2081333864

Quatrième de couverture:

Quand sa soeur débarque à Sedan et lui confie pour quelques semaines son fils de 13 ans, Vincent se sent piégé. Ce solitaire a rompu depuis longtemps avec sa famille et affiche un goût modéré pour les enfants, même s’il entraîne les jeunes footballeurs de la ville. Comment s’y prendre avec ce neveu qui fuit tout contact et passe la nuit à jouer aux échecs ? Et comment Léonard va-t-il réagir face à cet oncle inconnu, lui qu’un simple imprévu, geste ou parole, peut faire totalement paniquer ? La surface de réparation est l’histoire d’un homme qui n’attendait plus rien de la vie et dont les certitudes, par le miracle d’une rencontre, vont voler en éclats. En cherchant à sortir de son enfermement un enfant qui se révèle atteint du syndrome d’Asperger, il se pourrait bien que Vincent s’ouvre de nouveau au monde.

L’avis des sorcières:

Nous avons reçu ce livre dans le cadre des téléchargement (10) de Babelio et nous les remercions ainsi que les éditions Flammarion

 

Nous allons suivre Vincent pendant une courte période de sa vie. Vincent est un trentenaire, célibataire, entraineur d’une petite équipe de foot de jeunes de 12-13 ans. Il n’attend plus grands chose de la vie et veux vivre son petit bout de chemin de façon immuable. C’est sans compter sa sœur, jeune femme paumée, naïve, qui ne sait pas se stabiliser (avec une situation professionnelle et amoureuse saine), qui va débarquer dans sa vie avec son fils, Léonard, et chambouler un peu ce quotidien routinier. Léonard, 13 ans, autiste Asperger, va lui aussi devoir s’acclimater…

J’ai aimé ses personnages, touchant, avec leurs blessures, leurs travers, leurs imperfections. Je trouve qu’il y a une ressemblance entre tous les personnages, ce qui explique pourquoi ils se comprennent si  bien en fin de compte. Ils sont tous un  peu en marge de la société et essayent de s’y trouver une place.

L’écriture d’Alain Gillot est fluide, dans un langage facile. Bien sur, il s’agit là d’un roman. Ce livre ne nous donne pas un témoignage, mais nous conte une tranche de vie où le destin des uns et des autres s ‘imbrique. Le fait que l’action se passe dans le cadre du foot  n’est pas un problème. Je ne suis pas le foot et malgré quelque explication un peu poussé je n’ai pas été perdue. Ce n’est pas un traité dessus, mais c’est l’univers dans lequel évolue les personnages, il faut donc que ce soit crédible (d’ailleurs, je sais désormais ce qu’est une surface de réparation ! 😉 ) . Le titre est bien choisi aussi : outre nous annoncer le cadre dans lequel l’histoire va se dérouler, il nous indique qu’une injustice va être réparée.

Connaissant un enfant autiste Asperger, je conçois l’intérêt et la démarche « scientifique » qu’un tel enfant peut avoir à décortiquer un sujet, mais je ne le vois absolument pas sur un terrain de foot ! Le schéma de pensée de ce type de personne est bien retranscrit, même si on peut le trouver un peu réducteur, mais je rappelle que c’est un roman.

Bref, j’ai passé un très bon moment à lire ce livre.

  » _ Il faut que vous ayez certaines notions sur le syndrome d’Asperger, sinon vous risquez de faire des erreurs d’interprétation. Une personne atteinte de ce syndrome ne perçoit pas les choses de la même manière que vous et moi. Ca ne veut pas dire qu’elle est folle ou débile. Bien au contraire. Par contre un Asperger est réellement différent, et il faut tout le temps en tenir compte. »

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