la maison des miroirs

 

Auteur John Connolly
Editeur Pocket
Date de parution 13/06/2013
Collection Pocket Thriller, numéro 15336
ISBN 2266234153
EAN 978-2266234153
Illustration Pas d’illustrations

Quatrième de couverture:

États-Unis, 1977. Un certain John Grady s’installe dans une petite ville du Maine. Après y avoir acheté une maison, il entreprend de la rénover. Mais très vite, ses voisins se posent des questions : les murs semblent recouverts de miroirs, et Grady passe ses journées à poser du papier peint avec une colle à l’odeur infâme, qui empoisonne tout le quartier. Au même moment, plusieurs petites filles disparaissent, et les soupçons se portent sur Grady. Alors que les policiers s’apprêtent à l’arrêter, il se suicide sous leurs yeux. Pendant des années, la maison est restée à l’abandon, rachetée anonymement par le père d’une des fillettes, et plus personne n’a parlé de John Grady. Jusqu’à ce que la photo d’une petite fille, retrouvée dans la maison, ne fasse craindre une nouvelle vague de disparitions. Charlie Parker, détective privé, est chargé de découvrir l’identité de l’enfant avant qu’il ne soit trop tard. Son enquête le met aux prises avec plusieurs illuminés, attirés comme des papillons par les scènes de crime. Un homme en particulier l’intrigue, celui qu’il surnomme le « Collectionneur » et qui réclame instamment, en paiement d’une dette contractée par John Grady, un des nombreux miroirs de la maison. Et cet homme étrange ne semble pas mû par un simple instinct d’antiquaire…

L’avis des sorcières:

Ce petit thriller a été une lecture sympathique. J. Connolly nous emmène dans le sillon de Charlie Parker, détective privé récurent de l’auteur, dans sa chasse aux ombres. Parker va se faire embaucher par Frank Matheson pour enquêter sur un peut être futur meurtre d’enfant suite à la découverte d’une photo dans « sa maison ».

Comme ça, l’histoire a l’air alambiqué mais pas du tout. Connolly sait nous distiller les informations et l’histoire comme personne. L’histoire est bien écrite, bien ficelée, prenante. Les personnages principaux sont attachants. Il ne s’est pas attardé sur les personnages, mais ce n’est qu’une nouvelle, et son personnage de Charlie Parker a été développé dans ses autres romans… Le deuxième personnage n’est pas John Grady, comme nous pourrions le penser, d’ailleurs son histoire nous est contée dans le premier chapitre, mais la maison. Tout tourne autour de la maison. C’est là que Connolly nous donne quelques possibilités de fantastiques intéressantes. Mais il n’impose pas ce fantastique (atmosphère pesante, bizarre, le personnage du Collectionneur aussi…), mais libre au lecteur de prendre cette voie ou pas. Les deux sont possibles. J’ai bien aimé les retours de Parker à la vie normale avec sa femme et son chien. Ces moments nous permettent de souffler.

Bref cette nouvelle a été une bonne lecture, agréable à lire, prenante, une histoire bien écrite. Ce n’est pas un coup de coeur mais j’ai passé un bon moment à la lire.

La maison de Grady était conforme à mes souvenirs des reportages télévisés de l’époque. Le lierre avait poussé, les fenêtres étaient condamnées et deux portes d’acier interdisaient l’accès par devant et par derrière, mais il ne s’agissait que de changements mineurs. La maison de Grady avait toujours été laide, et elle me semblait même un peu menaçante, mais cette impression résultait probablement des événements qui y étaient survenus.

Lu pour le challenge fantasy - thrillers LC

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