Triburbia

Auteur Karl Taro Greenfeld
Editeur Pocket
Date de parution 13/08/2015
Collection Pocket, numéro 16007
EAN 978-2266250153
ISBN 2266250159
Nombre de pages 312

Quatrième de couverture:

Quartier de Tribeca, Manhattan. Ici, il faut avoir beaucoup d’argent, sans passer pour un banquier. Affecter un job artistique et un mariage d’amour. Se surprotéger mais feindre l’insouciance bohême. Comme ces quelques pères de famille ? journaliste, cuisinier, marionnettiste, photographe ? qui se retrouvent chaque matin au café, après avoir déposé leurs enfants à l’école chic du coin.Au fil de l’année scolaire, ils dévoilent leurs secrets et leurs passions, leurs mariages et leurs adultères, leurs espoirs et leurs illusions perdues.Car ici comme ailleurs, on s’ennuie, on s’aveugle, on se trompe?

L’avis des sorcières:

Tout d’abord je remercie les éditions logo_pocket et téléchargement (4) pour ce partenariat.

Tribeca, célèbre quartier huppé de New-York.  C’est la vie de père de famille vivant dans ce quartier que l’auteur nous propose de partager le temps d’un livre. L’ingénieur du son, le photographe, le sculpteur, le gangster etc. C’est par leur métier qu’ils sont identifiés en première page du livre car même s’ils ont une identité propre ils pourraient être n’importe quels hommes du quartier.

Tribeca est un quartier qui fait rêver. On y croise des hommes riches, des femmes belles et célèbres. On pourrait croire que leurs vies sont incroyables, qu’elles valent plus que les notre. Pourtant Tribeca c’est aussi des amours trompés, des espoirs et des regrets, des vies ratés, des pleurs, la maladie, la drogue, l’alcool qui rapproche et détruit. Mais c’est aussi le paraître, l’argent à faire pâlir oncle Picsou, les soirées sur des yachts, les ragots et les on-dits. Ne jamais rien montrer aux autres que ce qu’on veut laisser voir. Parler beaucoup de choses vides pour ne pas parler de l’important, de l’essentiel.

Au fond Tribeca ne vaut pas mieux que nos quartiers plus simples, moins bourgeois. C’est juste la vraie vie caché sous les ors et les paillettes pour donner une touche glamour.

J’ai été surprise par la lecture car la première de couverture annonçait « portrait décapant d’une bande de père de famille à Manathan » aussi j’ai été étonné de voir tout les chapitres consacrés aux enfants, épouse, baby-sitter.  De plus dans la quatrième de couverture on nous explique que ces pères se retrouvent chaque matin pour petit déjeuner ensemble or si on l’évoque c’est sans plus et je m’attendais à les voir souvent deviser autour d’un café. Bref ne pas se fier à la couverture !

J’ai eu beaucoup de mal avec le côté sexe, drogue et alcool, non pas que je sois prude mais voir des personnages défoncés à longueur du temps alors qu’ils ont des enfants ça me révulse. Les enfants ne sont pas mieux que leurs parents, ayant compris très tôt qu’il fallait écraser pour être au dessus des autres, qu’il fallait laisser à la traîne ceux qui ne suivaient pas pour réussir même si c’est de la famille. Ça fait froid dans le dos moi je vous le dit.

Alors ai-je aimé ce livre ? Au final mon avis est mitigé. J’ai été gênée par les personnages et le contexte social mais l’écriture est fluide et le fait que chaque chapitre propose un personnage différent fait qu’il se lit facilement. Peut être que le côté voyeur m’a attiré quand même. Quand je vous dis qu’ eux et nous c’est la même choses 😉

Et Sadie avait souri, car elle devenait déjà plus calculatrice qu’elle ne se serait jamais crue capable de l’être. Comme les autres filles, les riches, les jolies.

Impitoyable.

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