Pamphlet pour un vampire

Livre, 432 Pages,
Couverture souple
Référence : 796422
Eds France Loisirs
Quatrième de couverture:

« S’il y a bien un truc qui m’agace, ce sont les romans à l’eau de rose sauce vampire. Mais qu’ont-elles, à la fin, ces amoureuses de Dracula d’opérette ? Ça ne tourne vraiment pas rond chez elles et ça commence à bien faire ; il est grand temps de rétablir la vérité : les vampires n’existent pas. Comment ça, « et s’ils existent ? » ? Eh bien, s’ils existent, je vais m’occuper de leur refaire le portrait, ça changera ! Je vais jeter sur mon blog un pamphlet ; un pamphlet contre les vampires. Et si, par le plus grand des hasards, un certain Hugo Rivoire, un garçon aussi mignon qu’effrayant décide de me faire fermer mon clapet, il trouvera à qui parler ! Parfaitement ! Sauf que mon petit doigt me dit que je risque de le regretter… »

Satine, 17 ans, en a marre que sa meilleure amie, depuis Twilight, ne jure que par les vampires. Sur son blog, elle raille ces créatures imaginaires. Seul hic, sa prose n’a pas que des admirateurs… et Satine commence à avoir des ennuis.

L’avis des sorcières:
 Aux Hallienales j’ai voulu rencontrer l’auteure mais impossible 😦 soit elle n’était pas à son stand, soit il y avait trop de monde. Tant pis ce n’est que partie remise. J’espère pouvoir la rencontrer lors d’un autre salon.
Satine Müller est lycéenne à Paris. Sa meilleur amis Carla est fan d’histoire à l’eau de rose incluant des vampires. Twilight, elle l’a lu au moins mille fois. C’est simple elle ne lit que des livres sur eux. C’est une drogue. Mais Satine ne le supporte plus. Sa meilleur amie ne va pas bien au point qu’elle croit en l’existence des vampires.
Lors des vacances d’été passé chez son père en Allemagne, Satine se blesse au genou . Du coup elle doit se faire opérer et est immobilisée pour le reste de ces vacances. Son père voyageant beaucoup ne peut lui tenir compagnie. Pour s’occuper elle décide d’écrire et de partager sur le net un pamphlet contre les vampires.
A son retour au lycée , elle n’en revient pas! Son casier est vandalisé, les élèves la regardent de travers ou l’insulte. Tout ça parce qu’elle dénigre les vampires. Tant pis elle garde la tête haute et campe sur ses positions. Mais lorsque Hugo et sa bande ( le genre de garçons que l’on évite mais avec qui on voudrait sortir) commence à l’intimider, elle se pose des questions. Les garçons seraient-ils des fans de love-story vampirique ou les vampires existent-ils vraiment? Et s’ils en faisaient partie? Sa vie est elle en danger?
Je ne le cache pas c’est une lecture pour adolescent ( mais la trentenaire que je suis reste une grande ado 🙂 ). J’ai beaucoup aimé ce livre. Il y a beaucoup d’humour tout au long. Satine se moque des vampires, de leur force, de leurs vieilles dents etc et tout ces clichés sur les vampires m’ont fait sourire.  Il y as une jolie petite histoire d’amour, de l’action. Le paradoxe est que tout ce qu’elle critique dans son pamphlet, elle le vit. L’histoire est racontée par Satine, ce n’est donc pas un langage soutenue mais des tournures, des expressions adolescentes ce qui crée une impression pas réaliste ( sauf si vous connaissez un vampire, dans ce cas je veux bien le rencontrer) mais proche de la vie du lecteur ( postulat de départ: le lecteur est un ado).
Satine est une jeune fille forte. Elle ne pense pas à mal lorsqu’elle écrit son pamphlet elle veut juste aider son amie. Malgré les attaques de ses camarades, elle continue a aller en cours la tête haute. Elle affronte la bande d’Hugo, ne montrant rien de sa peur. Mais se montre raisonnable car elle finira par retirer son pamphlet pour que la plaisanterie n’aille pas plus loin. Le lecteur peut facilement se mettre à sa place.
Bref un bon petit moment de lecture pour qui aime les vampires. En tout cas moi cela m’a permis de connaître la plume de Sophie Jomain et je compte continuer l’expérience avec un autre titre : Félicity Atcock.
Voilà deux idées intéressantes, mais l’une comme l’autre incohérentes. Parce que dans la vraie vie, on n’agit pas ainsi. On fait face aux difficultés, on les assume, on les digère, c’est ce qu’a toujours dit mon père. Et il a tellement raison.
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