je t'ai rêvé

Auteur Francesca Zappia
Editeur Robert Laffont
Date de parution 12/11/2015
Collection R
EAN 978-2221190241
ISBN 2221190246

Quatrième de couverture:

La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être  » normale « .
– On joue au jeu des vingt questions ?
– OK , mais c’est moi qui les pose cette fois.
– Ça marche.
– Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
Il esquisse un sourire et répond :
– Ne m’insulte pas.
– Est-ce que tu es vivant ?
– Oui.
– Tu habites ici ?
– Oui.
– Je te connais ?
– Oui.
– Est-ce que je t’ai rêvé ?
Un premier roman bouleversant par la jeune prodige de vingt-deux ans qui a conquis John Green (Nos étoiles contraires).

L’avis des sorcières:

Tout commence avec des homards qui supplient Alex, 7 ans, de les libérer ! 10 ans plus tard Alex, qui a été diagnostiquée schizophrène, essaie d’avoir une vie d’adolescente normale. Après avoir été renvoyée de son ancien Lycée pour dégradation du gymnase, elle intègre East Shoal. Elle sait que c’est sa dernière chance de mener une vie aussi normale que possible et est prête à faire des efforts pour s’intégrer. Bien sûr avec ses cheveux rouge homard ce n’est pas évident de passer inaperçu. Obliger de faire des travaux d’intérêt général au sein de l’établissement elle se paie comme chef le type qu’elle déteste le plus dans son nouveau Lycée. Mais c’est dans ce club aussi qu’elle se fera pour la première fois de vrais amis. Il faudra qu’elle essaye de démêler le vrai du faux pour comprendre ce que cache Mr McCoy, le proviseur et ce qui lie Célia (la peste du Lycée) à lui.

Je l’annonce de suite ce livre à été un coup de cœur ! Pas un coup de foudre, pas un coup de cœur de ceux qui vous prennent dès les premières lignes et vous empêchent de lâcher le livre. Celui là est de ceux qui se dégustent, qui se tissent au long des pages et qui seulement une fois le livre fini, refermé vous vous dites « oui ! C’est un coup de cœur ».

Pour qu’un livre le soit pour moi il faut bien sûr qu’il soit bien écrit et que l’histoire soit intéressante mais surtout il faut qu’il me transmette des émotions. Et c’est chose faite avec celui-ci. J’ai ri avec Alex, je me suis inquiétée pour elle, j’ai douté et j’ai pleuré. Tout les ingrédients été réunis pour que j’apprécie ce roman.

L’écriture fluide ma bercée une bonne partie du livre, doucement comme on flotte le long d’une rivière tranquille et puis d’un coup un trou d’eau m’a aspiré et ça a été la douche froide. Je n’ai pu me retenir de pleurer et je n‘avais plus qu’une envie finir au plus vite, connaitre la fin. Alors que je venais de me dire que j’aimais bien l’histoire mais que ce ne serait pas un coup de cœur ! J’ai donc mis du temps à savoir comment le considérer mais la troisième et dernière partie m’a convaincue.

C’est du YA il y a une romance dans le fond mais ce n’est pas l’ingrédient principale, ce qui m’a donné envie de le lire c’est de démêler le vrai du faux ! Qu’est ce qu’Alex invente, qu’est ce qui est vrai ?
Dès le début on entre dans le monde d’Alex et à partir de ce moment là on doute avec elle, je ne savais jamais avec certitude si c’était vrai ou si les choses étaient le fruit de son imagination débordante ! J’avais mal avec elle lorsqu’elle était en crise psychotique et me disait « oh la pauvre, si jeune, ce n’est vraiment pas une maladie facile ». Quand on ne sait pas faire la différence entre la réalité et les effets de son cerveau perturbé ce doit être un enfer. Je connais un peu cette maladie et je n’ai donc pas été choqué par le fait qu’elle ait des hallucinations, c’est malheureusement ce qui arrive aux gens souffrant de cette maladie.

Alex est une jeune fille malgré tout forte qui à envie de s’en sortir, qui pense à son avenir, elle veut aller à l’université et avoir une vie normale. Et outre ses moments de crise, cette année à East Shoal elle y arrive plutôt bien : elle se fait des amis, se débrouille en cours, sort avec ses copains et à même un petit copain bref elle a une vie d’ado de son âge. Je me suis attachée à elle comme à une amie ou une sœur que j’aurais voulu aider !

Miles sous ses airs de méchant garçon est en fait un type bien qui cache des secrets difficiles et qui se sert de sa carapace pour se protéger. Il m’a agacé par moment mais en fait je m’y suis attachée aussi et au final je l’aime bien.

Par contre j’ai eu du mal à accroché avec la maman d’Alex. D’accord sa fille a une maladie mentale et cela ne doit pas être évident à gérer mais à chaque fois qu’elle parlait d’interner sa fille j’avais envie de la secouer et de lui dire aidez-la et guidez-là au lieu de baisser les bras. Et la révélation de la fin n’a fait que conforter mon point de vue.

« -les gens disent que les adolescents se croient immortels, et je suis d’accord. Mais il y aune différence entre se croire immortel et savoir qu’on peut survivre. Si on se croit immortel, on devient arrogant, parce qu’on pense qu’on mérite le meilleur. Survivre, c’est avoir connu le pire et être capable de continuer malgré tout. Ça veut dire faire des efforts pour obtenir ce que l’on veut, même si ça paraît impossible, même si tout se met en travers du chemin. Et une fois qu’on a survécu, on se remet. Et on vit. »

 

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