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C’est avec plaisir que nous retrouvons notre rendez-vous du jeudi chez Aspho

L’hiver pointe enfin le bout de son nez. Le voici qui nous pique, qui nous mord, mais qui amène avec lui son lot de souvenir. Sabine Sicaud nous emmène dans son sillage sur les traces ne nos amis du Nord. Elle y évoque Selma Lagerlöf , une auteure que j’aime beaucoup.

Chemins du Nord.

Lorsque « je pâlissais au nom de Vancouver »
et que j’étais du Nord
trop de froid traversait ma pelisse d’hiver
et mon bonnet de bêtes mortes.
Mes frères chassaient les oursons
jusqu’au fond des grottes de fées ;
du sang parlait sous leurs trophées,
les Tomtes se cachaient, le vent hurlait aux portes
et la glace barrait les fjords
lorsque j’étais du Nord.
Murs blancs du froid, prison.
Je ne voyais jamais passer Nils Holgerson.Selma, Selma, pourquoi m’aviez-vous oubliée ?
Il fallait naître à Morbacka, le jour de Pâques.
Je savais bien pourtant que j’étais conviée…

Sabine SICAUD, Les poèmes de Sabine Sicaud, Paris, Stock, 1958

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