Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo

Le dernier jour d'un condamné

Auteur Victor Hugo
Editeur Librio
Date de parution août 2012
Collection Librio, numéro 70
Format 13cm x 21cm
EAN 978-2290038512
ISBN 2290038512
Illustration Pas d’illustrations
Nombre de pages 97

Quatrième de couverture:

Adieu l’espoir, adieu les roses, adieu la nature et le vent ; tout cela n’est plus a moi ; Et Marie, ma pauvre petite fille qui t’aimera désormais ? Mon cœur saigne toute ma rage…  »

Qui parle ? Un homme semblable à tous les autres dans l’attente de la mort. Dehors dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n’en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, se souvient du bonheur enfui…

Qu’espère-t-il ? Conserver la force de se tenir debout.

 » Que ce que j’écris ici puisse être un jour utile à d’autres, que cela arrête le juge prêt à juger, que cela sauve des malheureux, innocents ou coupables, de l’agonie à laquelle je suis condamné… « .

L’avis des sorcières:

J’ai découvert ce texte au lycée. il m’avait déjà beaucoup plu. Cette relecture, avec mes yeux d’adulte m’a touchée. Evidemment en France la peine de mort n’existe plus cependant à travers le monde ce texte reste très (trop) actuel.

Ce qui touche c’est la force des mots d’Hugo. Ce condamné, cet homme, n’a pas de nom, jamais il n’est indiqué précisément quel est son crime. C’est un fils, un mari, un père mais ça pourrait être n’importe qui.  C’est lui qui raconte, comme pour renforcer le poids des mots. En effet un narrateur extérieur n’aurait pas apporté cette force.

Avec ce condamné, on suit le compte à rebours. Cette torture de savoir que les heures sont comptées, l’espoir d’une remise de peine et puis le verdict qui tombe presque pire que la guillotine car elle supprime le dernière espoir. On le dépossède de tout. Même sa fille ne le reconnaîtra pas lors d’une ultime visite.

Les chapitres très court accentuent encore ce côté course contre la montre que l’on sait perdu d’avance. On y sent toute la douleur physique mais aussi morale que ces conditions entraînent.

Il n’y a pas que la peine de mort qui est remis en cause ici. En effet Hugo souligne toute les charognes qui se repaissent du spectacle, s’amusant de l’horreur puisque cela ne « les concernent pas ». Là encore on ne peut que dire que c’est toujours actuel!

Je ne ferais pas une étude de texte. Ce n’est pas le but et j’ai arrêté mes études depuis trop longtemps pour ça ^^, mais je ne peux que vous conseiller ce texte fort.

Ils disent que ce n’est rien, qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh! qu’est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour? Qu’est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s’écoule si lentement et si vite? Qu’est-ce que cette échelle de torture qui aboutit à l’échafaud?
Apparemment ce n’est pas là souffrir.

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3 réflexions au sujet de « Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo »

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