loups chantant

Date de parution : 19 mai 2016
ISBN : 978-2-3674-0409-7
352 pages

Quatrième de couverture:

Yuri appartient à un clan d’éleveurs de rennes. Il vit dans un village entouré par un perpétuel blizzard. Il y a un an, son amour, Asya, a disparu dans la tempête, attirée par les hurlements hypnotiques des loups chantants. Bien que tout le monde la croie morte, le garçon espère qu’elle soit toujours en vie, quelque part, de l’autre côté du blizzard.

Un jour, la sœur de Yuri, Kira, contracte un mal étrange ; son corps se couvre de glace. Pour le chaman du clan, la jeune fille est maudite par le dieu de l’hiver ; elle est bannie, et condamnée à s’enfoncer seule dans le blizzard. Mais une amie, Anastasia, rejette farouchement ce verdict surnaturel. Selon elle, il s’agit d’une maladie soignable à la capitale, par la chirurgie.

Déterminés à tout tenter pour sauver Kira, Yuri et Anastasia prennent leurs traîneaux à chiens pour emmener la jeune malade à la capitale. Mais aussitôt partis à travers le blizzard, les loups les prennent en chasse.

L’avis des sorcières:

Tout d’abord je remercie les éditions images (99) et téléchargement (4) pour ce partenariat.

Alors que Kira est chassé du village car elle porte en elle une maladie ou une malédiction, son frère, Yuri, décide de l’accompagner et de tout tenter pour la sauver. Lui qui a perdu il y a peu son grand amour, emmené par les loups chantant, refuse de perdre à nouveau quelqu’un qu’il aime. Commence alors un long voyage semé d’embuches à travers la steppe glacée de l’Alaska avec pour compagnie Anastasia une jeune infirmière, amie de Yuri et leur attelage de chiens de traineau.

J’ai apprécié cette balade dans le grand Nord entre rêve et réalité car il faut avouer que l’auteure brouille les pistes et que parfois je ne savais plus quoi penser… Le froid, la glace, le blanc étincelant partout, j’avais l’impression d’y être, de sentir le froid, d’expirer avec eux la vapeur blanche.

Je ne connaissais pas l’auteure, juste de nom et je dois dire que son écriture m’a plue. Elle décrit avec justesse les décors ce qui rend réelle cette histoire.
J’ai été un peu déroutée par le mélange qu’elle crée dans son univers. En effet se mêle magie, dieu, science et technologie. L’évocation de scooter des neiges et de hockey m’a surprise alors qu’on parlait peu de temps avant de sorts, de malédiction. Cela m’a un peu déroutée.

J’ai trouvé cette magie, justement, très belle. Le lien de Yuri avec ses chiens dont il peut pénétrer l’esprit est intéressant. L’idée des mots de pouvoir que l’on peut voir et toucher est très poétique. De même que ces loups chantants qui hypnotisent de leurs chants m’ont fascinée. Dommage qu’ils ne soient pas plus développé. Bizarrement même si c’est le titre j’ai trouvé que ce n’était pas vraiment le cœur de l’ouvrage.

Selon moi la recherche d’une solution pour sauver Kira prend le dessus et j’aurais apprécié que les loups soient plus approfondit. C’est comme si l’auteure n’avait pas été jusqu’au bout des possibilités.

J’ai été tout de même entrainée par l’histoire malgré quelques longueurs et des scènes que je n’ai pas forcément trouvées utiles. Peut être est-ce un peu trop jeunesse pour moi ?
Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec cette lecture dont les pages se tournent rapidement. Si l’intrigue en elle-même passera je me souviendrais longtemps du chant des loups.

Mention particulière à la magnifique couverture d’Aurélien Police (décidément j’adore ce qu’il fait !)

 

Très vite, des ombres se matérialisèrent derrière les écrans de neige. Le coeur de Yuri se serra. Les loups étaient revenus. Vifs et souples, ils ne paraissaient pas souffrir du froid ou de la force terrible du vent. Ils dansaient avec la tempête. Leurs chants flottaient autour de l’attelage comme une musique fantôme. Des bribes de phrases éclataient dans l’esprit du garçon, des paroles qui n’étaient pas les siennes. Patiemment, obstinément, les fauves grignotaient son bouclier magique et au bout d’un moment, les chuchotis finirent par former une strophe incompréhensible, qui se répétait à l’infini…

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