persuasion

Auteur Jane Austen
Traduction André Belamich
Editeur 10/18
Date de parution septembre 1999
Collection 10/18 Domaine Etranger, numéro 1771
Format 11cm x 18cm
EAN 978-2264023834
ISBN 226402383X
Nombre de pages 288

Quatrième de couverture:

Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite ? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage !

L’avis des sorcières:

Troisième livre de Jane Austen que je lis ( 4 en comptant une œuvre de jeunesse). J’avoue avoir eu du mal à entrer dedans. Si la version BBC ne faisait pas partie de mon top 3, je crois que je l’aurais laissé de côté mais mon cœur tout comme celui d’Anne bat pour le capitaine Wentworth et je ne  pouvais l’abandonner.

J’ai aimé l’histoire en elle-même : Anne trop jeune se laisse persuader par sa marraine de ne pas épouser Frederick Wentworth, alors sans le sous, pour attendre un mariage qui sera plus à sa convenance.  Huit ans plus tard alors que sa propre famille est proche de la ruine, son chemin va être amené à croiser de nouveau  celui qui est désormais le capitaine Wentworth et dont la fortune est devenue assez conséquente pour qu’on le regarde. Mais l’orgueil, la peur, les quiproquos vont faire qu’ils ne vont pas s’avouer leur réel sentiment.

Bien qu’Anne  ne soit plus la jeune fille qu’on persuade facilement, elle reste timide et en retrait sauf lors des cas graves (accidents etc.) où là on peut compter sur sa sagesse , sa capacité de gestion et de prise de décision.

Encore une fois Jane Austen nous dresse un portrait féroce de l’époque où elle nous montre que les apparences bien que trompeuse, sont primordiales. Le nom, le titre et l’argent sont bien plus important que la sensibilité et les sentiments.

À nouveau Bath, ville exécrée par l’auteure, y est un personnage négatif qui n’attire que les on-dits et ceux qui veulent se montrer.

Les personnages sont assez clichés. Les jeunes filles Musgroves ne s’intéressent qu’à la fête, au paraître.  Mary est égoïste et pitoyable et Elisabeth est dédaigneuse et hautaine.  Anne n’est pas gâtée avec ses sœurs !

J’ai trouvé l’écriture de ce livre, le dernier de l’auteure, plus dur, plus sombre. Je n’ai pas retrouvé l’humour mordant de Northanger Abbey ou celui lumineux d’Orgueil et préjugés.

Même si j’aime les personnages, le décor, j’ai eu plus de mal a me plonger dedans.

J’ai apprécié cette lecture mais elle ne fera pas partie de mes préférés et je pense que si l’on veut découvrir l’auteure ce n’est pas par celui-là qu’il faut commencer.

Il n’avait pas pardonné à Anne Elliot. Elle l’avait lésé, délaissé et déçu et , ce qui est pire, elle avait montré, en agissant ainsi, une faiblesse de caractère que son tempérament décidé et confiant ne pouvait tolérer. Elle l’avait abandonné pour obliger autrui. Cela avait été l’effet d’un excès de persuasion. C’était un signe de faiblesse et de timidité.

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