Dagon

Editeur J’ai Lu
Date de parution mars 2003
Collection J’ai Lu Sf, numéro 459
Format 11cm x 18cm
EAN 978-2290332900
ISBN 2290332909
Nombre de pages 430

Quatrième de couverture:

Indicible et innommable, l’horreur est partout. Une menace universelle, aux dimensions démesurées du cosmos : dans la brume entourant les falaises de Kingsport, dans une vieille maison solitaire qui entre en résonance avec l’au-delà, dans le cadre rassurant de l’université Miskatonic d’Arkham, où le docteur Herbert West réanime les morts… Mais aussi en d’autres temps, d’autres lieux : au plus profond des abysses marines, antre du terrible dieu Dagon ; à Ulthar, où règnent en maîtres les chats ; au grand temple d’Ilarnek, dans lequel les hideux servants de Bokrug, destructeurs de la ville de Sarnath, adorent encore aujourd’hui leur idole impie… Trente nouvelles d’effroi et de poésie ténébreuse, trente terribles révélations sur les secrets que dissimule la réalité.

L’avis des sorcières:

Lecture commune avec L’île aux livres.

Le monde de Lovecraft est à la fois étrange, complexe, angoissant. L’auteur a cette facilité à retranscrire une ambiance tellement malsaine. Je pensais pouvoir faire découvrir son univers par ce recueil , et je n’aurais peut être pas dû!

Ce recueil rassemble 30 nouvelles écrites entre 1905 et 1937. On y retrouve les thèmes cher à Lovecraft: la folie, l’horreur ( dans ce qu’elle a d’indicible, d’inconnue), et d’ antiques civilisations. Chaque nouvelle est travaillée. On retrouve bien la plume de Lovecraft, fluide, sûre, précise. Il sait tellement faire passer les émotions des personnages, l’inextricabilité des situations! On n’y reste pas insensible.

Cependant l’ordre des nouvelles est assez décousu, ce qui nuit à la lecture ( c’est donc le travail sur le recueil que je remet en cause et pas l’écriture de l’auteur). On nous fait passer d’un univers à l’autre. Elles amorcent bien les prémices du monde de Chtulhu, et sa présence  dans nos quotidiens… Leur côté décousu peut donc un peu gêner. Il vaut mieux  piocher dedans au hasard, au grès de vos envies, ou encore rechercher celles qui vont ensemble… Personnellement, j’ai pioché dedans au grès de mes envies.

Le format nouvelle peut aussi montrer ses limites: aussi efficaces soit la plume de Lovecraft, on aimerait en avoir plus pour certaine, et on peut donc rester sur un goût d’inachevé.

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