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Auteur Oriane Charpentier
Editeur Gallimard jeunesse
Date de parution 02/01/2014
Collection Scripto
EAN 978-2070653331
ISBN 2070653331

Quatrième de couverture:

Au soleil, devant une magnifique mer verte, une famille est attablée à la terrasse d’un hôtel thaïlandais. Ils discutent, se disputent un peu. Max et sa soeur jumelle, Jade, 16 ans, décident de rester à l’hôtel pendant que leurs parents et leur frère aîné, Albert, partent en excursion. Une heure plus tard, une vague apparaît. Une énorme vague qui vient tout engloutir. Dans leur course folle pour survivre, la vague emporte Jade. Max n’a pas pu sauver sa soeur. Commence alors pour lui le long chemin du deuil, de fugues en rencontres, pour retrouver une place dans le monde des vivants… Prix des Lecteurs « 13-16 ans » du Mans et de la Sarthe Prix Margueritte Audoux.

l’avis des sorcières:

2004 Max et sa famille sont en vacances. Max a 16 ans et ne souhaite pas accompagner ses parents visiter un temple. Il préfère nettement draguer sur la plage. Après une discussion, ses parents acceptent qu’il reste. Ils partent donc faire leur visite avec Albert l’ainé de la fratrie. Jade, la sœur jumelle de Max, propose de rester avec son frère. Ils profitent alors de la mer. Au bout d’un certain temps au loin un point brillant apparait, intrigué tout le monde regarde mais ce point grossit et rapproche. Une vague énorme va s’abattre sur la plage. Jade et Max court pour rejoindre les hauteurs et se mettre en sécurité mais la vague est plus rapide et les engloutie. Max survivra mais Jade ne réapparaitra jamais. Après une période de convalescence il rentre chez lui et doit réapprendre à vivre sans sa sœur, avec un tel traumatisme. Sa famille est présente pour lui mais il se sent seul, a du mal à accepter ce qui s’est passé et s’en veut. Après une T.S il emprunte de l’argent à son frère et prend la route sans savoir où cela va le mener. Il veut juste aller mieux, il sait qu’il fait souffrir ses parents et s’en veut mais ne trouve pas la clé pour faire cesser tout cela. Il lui faudra 10 ans pour enfin recommencer à vivre.

J’ai enchaîné deux lectures dont les thèmes m’on particulièrement touché. Après la vague est le deuxième de ce mois de mai. Comment vivre après la mort de sa sœur jumelle ? Un thème fort qui me touche forcément ayant moi-même une sœur jumelle. Pour moi c’est inconcevable. Je me suis du coup plongé dans l’histoire comme en apnée. Surtout lorsque la vague arrive, que Jade lui lâche la main et qu’elle les emporte. C’est tellement bien écrit que l’on a l’impression d’y être, de vivre ce drame. Il fait beau, ils sont sur la plage et tout vas bien puis soudain au loin la vague arrive, d’abord admiratif ils se rendent vite compte qu’il y a un danger et cours main dans la main pour leur salut. Cette première partie est courte mais intense au niveau des émotions. Œuvre fictive inspiré d’une catastrophe naturelle mais tellement réaliste. On se met à la place de ces gens ce fameux jour de 2004 et c’est terrible. L’émotions nous prend à la gorge, nous serre le cœur.

Max, le beau gosse de 16 ans pour qui rien n’avait d’importance, va alors suivre un chemin initiatique, une lente et longue remonté de la pente. Réapprendre à vivre sans sa sœur, avec ses culpabilités, ses remords sans savoir comment en parler à ses proches, mettre des mots sur ses souffrances. Pourtant il est entouré par le reste de sa famille, voit un psy mais ce n’est pas assez. C’est seul qu’il part un jour et de ville en rencontre fortuite retrouvera la force de vivre, il comprendra qu’il n’est pas responsable et qu’il peut, qu’il doit vivre pour Jade, pour honorer son souvenir.

C’est un texte fort qui prend le cœur en étau, on souhaite que Max s’en sorte et on pleure avec lui la mort de sa sœur. Beaucoup d’émotion passe à travers ce livre. Les chapitres sont très courts et les pages se lisent vite. En une journée je l’avais fini. Mais l’idée final est que l’on peut vivre malgré un tel drame, du moins survivre pour respecter la mémoire de ceux qui sont partie. C’est avec des mots justes que l’auteure écrit son histoire, sobrement sans tomber dans le pathos ce qui n’était pas évident avec un tel thème.

« Jade disait qu’il y a des tas de romans dans une gare. Que les vies sont comme les rails : parfois elles s’étirent en parallèle, parfois elles se croisent. Que chaque train qui s’éloigne contient au moins une histoire qui finit et une qui commence. Oui, elle disait que les gares étaient pleines de joie et de tristesse ; et moi, je haussais les épaules, parce que je ne voyais que la joie. »

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