9782234075597-X
Auteur Jo Baker
Traduction Carole Hanna
Editeur Stock
Date de parution 02/04/2014
Collection La Cosmopolite
ISBN 2234075599
EAN 978-2234075597

Quatrième de couverture:

Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier.
À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l?étage, relève d’eux seuls? Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

L’avis des sorcières:

Tout d’abord je remercie les éditions      et Babelio pour les téléchargement (10)

J’ai lu il y a peu Orgueil et préjugés, livre que j’ai beaucoup aimé ( Ah Darcy et Elisabeth!!!) De plus j’apprécie la période du XIXeme c’est donc avec joie que j’ai reçu Une saison à Longbourn. J’avais lu la critique de Fanny qui l’avait lu en VO et qui m’avait donné envie.

Nous découvrons Sarah une des jeunes femmes de chambres de Longbourn. Au début elle est jeune et pleine d’illusions, de rêve et d’espoir. Elle m’a parut naïve et je me suis dit « elle va se faire avoir dès le début ». Je me suis trompée. Elle apprend de ses erreurs et est plus mesurée que je ne l’aurais cru. Elle va même découvrir l’amour.

Nous suivons aussi les autres domestiques de la maison: Mrs Hill , l’intendante et son époux, la jeune Polly, et le nouveau venu James, qui a bien des secrets.

Leur vie n’est pas toujours facile: crevasse, fatigue, froid, dur labeur. Mais cela est aussi important car sans eux pas d’ordre dans Longbourn.

J’ai aimé cette histoire de petites mains qui habituellement oeuvrent dans l’ombre et qui ici trouvent une place de choix. Nous avons leurs sentiments, leurs ressenties ce qui est rarement le cas. Car pourquoi s’ intéresser aux bonnes? elles ne sont là que pour laver les chemises non? De ce point de vue cette histoires m’a bien plu et j’ai plus d’une fois pesté contre les bourgeois ( Que j’aime dans les livres de type O&P)  qui font comme si elles n’existaient pas, cherchant parfois le nom de leurs domestiques.

L’auteure aime l’univers de Jane Austen et cela ce voit. Elle m’a emmené dans les paysages verdoyant de la campagne anglaise. L’écriture est simple et claire. Les chapitres défilent au rythme d’Orgueil et préjugé . Chaque chapitre commence par un passage de celui-ci et nous permet de nous situer, clin d’oeil sympathique à l’oeuvre de référence  mais l’auteure a réussi à créer son propre univers.

J’ai aimé le coté miroir. Quand un grand dîner à lieu dans O&P , les domestiques le préparent, quand Lizzy revient couverte de bout , les bonnes font tremper le linge.

L’image des Bennet est égratignée dans ce livre. Nous découvrons leurs linges sales! Elisabeth, que j’adore, n’est plus aussi parfaite, Mr Bennet a plus de faille encore ( cela peut déranger certains). Seule Mary tire son épingle du jeu. Elle devient ici une jeune fille avec ses doutes, ses illusions. elle prend une importance qu’elle n’a pas dans Orgueil et préjugés.

Wickam est particulièrement horrible et pervers dans ce livre . Je ne l’aimais pas  et je l’aime encore moins maintenant!

J’ai noté quelques répétitions parfois dans les situations ce qui a pu m’agacer et la dernière partie était un peu longue. Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages mais il ne m’ont pas déplu non plus. Je les ai parfois trouvé un peu lisse.  Ce n’est pas un coup de coeur mais dans l’ensemble cette lecture a été fort agréable et j’ai passé un bon moment.

Lu aussi dans le cadre du challenge 

« Après le déjeuner, Lydia, assise à même le sol près du feu, se plaignit à Mrs Hill tout en sirotant son lait sucré:

– vous ne savez pas la chance que vous avez, Hill, d’être ici, à l’abri de tout, bien au chaud!

– Si vous le dites, Miss Lyddie.

– Oh, oui! Vous pouvez faire ce que vous voulez, personne ne vous tourne autour pour vous surveiller; »

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