La fille sans nom
Auteur Angelika Klussendorf
Editeur Presses De La Cite
Date de parution 22/01/2015
Collection Domaine Etranger
ISBN 2258101042
EAN 978-2258101043

Quatrième de couverture:

C’est l’histoire d’une fille livrée à la fureur destructrice d’une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l’évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d’aide. A qui, d’ailleurs, pourrait-elle s’adresser ? Elle est seule et doit se construire seule. C’est la trajectoire bouleversante d’une fille mal aimée qui, malgré tout, possède une force et un appétit de vivre qui lui permettent d’avancer.

Avec La fille sans nom, Angelika Klussendorf nous fait découvrir l’une des faces sombres de l’ex République Démocratique Allemande – où l’enfance n’avait pas sa place – et signe un premier roman d’une grande sobriété, sans pathos ni misérabilisme.
Angelika Klüssendorf a grandi à Leipzig, en RDA, dans les années 1960 et a pu finalement rejoindre l’Allemagne de l’Ouest en 1985. Elle vit aujourd’hui à Berlin et consacre son temps à l’écriture. La Fille sans nom a reçu le prestigieux prix littéraire Hermann Hesse en 2014.

L’avis des sorcières:

Nous avons reçu ce livre dans le cadre des téléchargement (10) de Babelio et nous les remercions ainsi que les éditions téléchargement (78)

Tout au long du récit nous n’avons pas le nom de la jeune fille dont c’est pourtant l’histoire. Pour montrer à quel point elle est insignifiante ou tellement semblable à d’autre? Une jeune fille puis une ado dont personne ne veut alors elle communique comme sa mère lui a appris: humiliant les autres dont son petit frère, frappant, jouant un rôle qui n’est pas le sien. Même lorsque la roue tourne elle ne sera pas la saisir et détruira ses chances de vie meilleure. Le seul moment où elle ressent quelque chose on lui reprend.

Ce que je reproche à ce livre c’est le manque de sentiment sans doute délibérer de la part de l’auteure. L’écriture est froide, net , franche. Il n’y a pas de place pour les émotions. Mais sans tomber dans le pathos j’aurais voulu ressentir quelque chose pour cet enfant, surtout que dans mon métier ce genre de situation n’est pas quotidien mais très fréquent et malgré les années je n’y suis pas insensible. J’ai lu cette histoire vide de tout ressenti. Je me suis ennuyée et n’ai jamais réussi à compatir.

La mère est cruelle et pathétique. Le père alcoolique et égoïste. Le frère ne sort pas indemne d’un accident de la route. Bref un brochette bien triste mais qui m’a laissée de marbre.

Je ne m’attendais pas du tout à cela et je suis déçue. Dans la quatrième de couverture il est dit  »  C’est la trajectoire bouleversante d’une fille mal aimée qui, malgré tout, possède une force et un appétit de vivre qui lui permettent d’avancer. » La personne qui a écrit cela a t elle lu le livre? je n’ai pas trouvé le côté bouleversant ni vu la force de la jeune fille qui se laisse plutôt porter par les événements.

La face sombre de la RDA? Pas seulement car je pense que ce genre de chose c’est passé et se passe encore ailleurs dans l’indifférence totale.

La gamine a douze ans, son frère Alex six, ça fait des jours qu’ils sont enfermés dans l’appartement. Dans ces immeubles, les toilettes se trouvent toujours un demi-étage en dessous, si bien qu’une bonne quantité de merde s’est accumulée dans le seau

 

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